
COCONT
Date de création : 2023
Domaine : transformation végétale par fermentation
Statut : SAS
Effectif : 5 personnes (DG, ingénieur R&D, tech qualité, resp com, resp production)
Site de production : Saint-Beauzire (63)
Accompagnement : Paris&Co (Life for Good), Rungis&Co, Végépolys, Innov’Alliance
Site : cocont.fr
rencontre avec :
Louis Fanget PDG de Cocont
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Du coaching sportif aux produits alimentaires fermentées
Louis Fanget ne se voyait pas ingénieur agroalimentaire. D’abord attiré par le sport, il crée une plateforme de mise en relation entre coachs et sportifs dès le lycée. Un parcours express en STAPS plus tard, il bifurque vers l’entrepreneuriat et la nutrition santé. Il cofonde Solaine, qui formule et commercialise des produits végétaux à base d’algues, avec l’envie de faire émerger une nouvelle génération de produits végétaux locaux, sans additif, non ultra-transformés et… sans discours culpabilisant.
C’est en constatant qu’il n’y a pas, en France, de façonnier capable d’industrialiser sa production que vient l’idée de créer Cocont. Pour se lancer, Louis Fanget s’est bien entouré. Cocont rassemble 12 actionnaires avec des expertises variées et une expérience de l’entrepreneuriat solide.

Une alternative crédible aux ultra-transformés
Là où beaucoup de marques végétales reproduisent l’apparence et la texture de la viande au prix d’ingrédients complexes, Cocont fait le pari inverse. Des recettes courtes, des ingrédients identifiables, et une transparence sur les goûts.
Cocont incarne désormais le bras industriel et technique des entreprises de l’agroalimentaire ou des agriculteurs souhaitant diversifier leur offre en proposant des produits finis intégrant leurs matières premières. Pas de sous-traitance, pas de GMS, et une stratégie claire : maîtriser la transformation pour mieux valoriser les productions locales.
Le pari de la fermentation pour déverrouiller les protéines végétales
Aujourd’hui, seuls 30% des protéines consommées sont d’origine végétale,or il faudrait atteindre 50%. C’est cet objectif que Cocont veut contribuer à atteindre en remplaçant les produits végétariens ultra transformés. Cocont développe et produit à façon pour des marques engagées dans l’alimentation végétale, en misant sur la fermentation. L’objectif, fabriquer des produits finis avec des valeurs nutritionnelles améliorées.
D’ailleurs COCONT a été intégré au consortium Nutriferments qui a pour objectif d’utiliser les procédés de fermentation développés par les membres, pour fabriquer à échelle industrielle de nouveaux aliments végétaux fermentés à forte valeur ajoutée Nutrition-Santé, pour être consommés en tant que cœur de repas.
Ce consortium est composé de Nutrifizz, de Néobiosys, de COCONT, de l’Institut Pascal, de l’Unité de Nutrition Humaine (INRAE), de l’UCA et de l’Unité Mixte de Recherche sur le Fromage.
Il a été accompagné dans le cadre du programme régional « R&D Booster » pour un montant de 850 K€ sur deux ans.
Cocont a également bénéficié d’un soutien européen via le programme « Biotech4Food ».
Biotech4Food est un projet européen, dont le but est de soutenir la transition écologique des entreprises agroalimentaires par l’utilisation de biotechnologies innovantes avec la création de nouvelles chaînes de valeurs agroalimentaires circulaires.
Une échelle locale… mais des ambitions XXL
La philosophie de Louis Fanget est de travailler en lien avec la production locale de céréales et de légumineuses en créant des débouchés supplémentaires pour les agriculteurs ou en offrant la possibilité de transformer et valoriser des excédents de production.
Cocont produit aujourd’hui 5 tonnes par semaine sur son site pilote à Saint-Beauzire. À horizon 2027, une usine de 1000 tonnes annuelles est prévue – un investissement de 3 millions d’euros soutenu par Rebond industriel- France 2030 qui permet de viser un chiffre d’affaires de 9 à 10 millions d’euros à terme.
“Les outils pilotes nous permettent d’apprendre en faisant. On veut rester ancrés localement, mais avec des capacités de production capables de répondre à la demande croissante.
La progression des volumes, multipliés par cinq peut sembler importante, mais les seules écoles du département servent 20 000 repas/jour, cela représente 2 tonnes en une seule commande. Il n’y a désormais plus de réfractaires au végétal. Chacun a intégré la nécessité de diversifier l’alimentation, sans arrêter de manger de la viande mais en revanche, en supprimant les aliments ultra transformés. Ce discours est bien entendu par les chefs.”
L’entreprise COCONT répond donc à deux enjeux majeurs :
• Baisser l’empreinte carbone de la protéine pour nourrir efficacement la planète
• Favoriser une alimentation saine, locale et durable pour tous, en accord avec les objectifs de la loi Egalim
À 10 ans ?
Deux usines, et un pied en Europe
Le marché des protéines végétales explose. Pour Cocont, à 10 ans, la création d’une seconde usine dans le Nord aurait du sens pour rester proche des bassins agricoles. En parallèle, l’entreprise, ayant été intégrée à Biotech4Food, fait partie des 10 entreprises européennes à fort impact et potentiel de développement.